(118) Peu importe

(118) Peu importe
La mort ou la vie, peu importe,
on sait tous comment cela finit,
on passe la porte
ou on l'a déjà franchit,
l'enfer ou le paradis,
peu importe, ce n'est pas ça la vie.
L'amour ou l'amitié,
peu importe, avec moi c'est toujours terminé,
essayer ou réussir,
peu importe, donnez-moi une plume et je me mets à écrire,
écrire ou parler,
peu importe, se sont toujours les mots qui sont utilisés,
le terrorisme ou la guerre,
peu importe, les vies s'envolent quand même de la terre,
le vice ou l'inceste,
peu importe, il n'y a plus de princes et de princesses.
L'horreur ou le bonheur,
peu importe, de toute façon ce n'est jamais la bonne heure.

Peu importe, peu importe peu importe,
alors pourquoi ne pas se laisser aller,
c'est seulement quand on à tout perdu
qu'on peut goûter à la liberté,
a la jeunesse le monde est dû
et nous allons nous révolter
même si le mur est dur
on saura le faire sauter,
appelle ça anarchie
si tu crois pas en ce que je dis
mais la vie n'est pas faite que d'amis
plutôt un tissu d'ennuis
ou les nuits tissent un nuage de fumée infini,
celui-ci me clou sur la Terre,
me fou le cancer,
je rappelle mon souhait,
je veux juste respirer,
m'envoler et quitter ce monde pollué,
bientôt 18 ans que je suis en apnée
je cours mais à chaque foulées je risque de trébucher,
peu importe, c'est une vie parmi des milliards,
que vaut-elle? Elle rayonne bien plus fort que leurs phares,
dommage que depuis toujours
on me garrotte d'un abas jours,
on me carotte, mais je ne suis pas sourd,
sur papier je continu mon évolution en attendant la révolution!...
Ma dévotion envers ma musique
me rappelle qu'il ne fait pas que je reste statique,
je pratique un art tactique,
l'attaque en règle des MC sera fatidique,
elle éliminera tout les sadiques mordus de fric
qui pourrait vendre leur âme pour dix briques,
mais bientôt des lames couperons leur triques,
il y a un hic, ils sont en panique,
mon flow déferle telle une armée au galop,
les noyant sous un flot de rime émanant du stylo,
l'encre est larguée,
le navire du hip hop français s'éloigne doucement pour les narguer,
pas besoin de faire de prisonniers,
les porcs ne font que bouffer
et se vautrer dans le confort,
la révolution sous forme de métaphore
la mutinerie à filée,
s'est joué du commandant
utilisant les filets pour se faufiler.
Que faire sur cet océan?
Ce n'est pas le hollandais volant,
comment atteindre les utopies,
le gouvernail est bloqué,
on tourne comme une toupie,
le vent se lève,
j'ai le sourire aux lèvres
peu importe la direction ou je vais
tant que mon visage par les embruns est fouetté,
la terre est souhaitée...
comme si elle existait...
peu importe, j'irai!
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 24 juin 2004 15:47

Modifié le mercredi 30 juin 2004 13:16

(117) La nuit du chevalier

(117) La nuit du chevalier
Le son du cor retentit,
le jour est loin d'être fini,
les cloches sonnent le repli
les paysans se pressent dans la cour du château,
les vassaux ont rameuté une petite armée,
des hommes loyaux
qui au combat ont été formés;
des cicatrices témoignent de leur expérience passée,
l'épée au fourreau,
la lance à la main prêts pour une soirée agitée
ou pour certain il n'y aura pas de lendemains,
pas d'aurore car trop d'horreur,
les éclaireurs accourent,
parcourent les quelques mètres essoufflés,
titubent et se jettent au pied du conseiller.
Trop tard pour perfectionner les défenses
déjà ont entend au loin les huées qui s'élancent,
la bataille se fera dans les terres en jachères,
le sang et la chaire viendront se mêler
aux herbes sèches qui poussaient.
Je suis le fils du palefrenier,
j'ai préparer les chevaux pour cette épreuve,
c'est l'heure de faire ses preuves me glisse le meunier.
C'est la première fois que je pars au combat,
et celui-ci se fait devant chez moi,
au même endroit que là où j'ai fait mes premiers pas.
La cotte de maille me serre le ventre à moins que ce ne soit la peur.
Il n'y a pas de failles, juste l'odeur
du fer et du désir de faire.
Je sens la tension dans les nerfs des chevaux,
je capte mon attention pour calmer les bestiaux.
Le cri de guerre plane dans l'air pour motiver, pour déchaîner les guerriers,
les armes sont parées,
le tranchant réclame le sang des envahisseurs,
la guerre c'est ma sœur,
j'ai la rage au cœur,
saute en scelle, galope à cent a l'heure,
je trace seul rejoindre le bataillon
qui a ce moment passe les portes du bastion,
je ne lutte pas pour mon roi mais pour ma terre,
pas sous la bénédiction d'une croix mais celle de mon père.
Les ennemis je ne les connais pas, j'en ai que faire
et pour me battre je n'ai que le fer,
je laisse mon mental, la barbarie s'installe,
elle s'étale et se répand
se faufilant tel un serpent
dans les entrailles des combattants
qui pénètrent sur le champ de bataille.
Les adversaires sont de taille:
une longue file de guerriers parsemés de samouraïs.
Ils ne craignent pas la mort
ils sont venus dans un but: prendre le fort
mais ils ne savent pas contre qui ils luttent et qui sera le plus fort!
Je repense aux batailles déjà vécues
et je me souviens qu'on a toujours vaincu,
aujourd'hui je suis sur le terrain
et non plus dans les sous terrains!
Nous sommes en infériorité numérique mais notre mental est d'acier,
comme nos armures, le combat sera équilibré.
Les visières des casques se ferment, tout le monde se tait
seul le capitaine gouverne et on dégaine les épées.
Les samouraïs s'élancent à grandes enjambées
suivis de près par des cavaliers.
Les premières flèches sont tirées en guise de signal,
leurs sifflements indique qu'elles vont faire mal,
en effet leur première ligne s'est écroulée,
l'ordre est donné, les chevaux sont lancés,
ça y est en plein dedans, le choc est terrible, les deux armées se confondent
je n'entends que le bruit des sabots qui grondent,
des lames de fer s'abattent sur moi
en quelques parades je les renvois,
je n'ose pas frapper,
j'ai peur de blesser un allié,
une lance ricoche sur mon armure en un reflex je tranche la tête net à celui
qui a voulu abréger ma vie;
Charod mon cheval est habile il se met hors de porté des ennemis
mais l'arène est resserrée,
lui qui est habitué à gambader,
se retrouve à piétiner des corps ensanglantés,
les hommes crient;
de rage ou quand ils sont touchés,
je vois plein de corps couchés
des têtes qui volent et des hommes qui supplient de les achever.
Pris par l'horreur et la folie
je sens la haine qui m'envahit
et mon épée se balade de tout les côtés
brisant des familles cassant des amours tuant sans pitié,
même les armures s'éparpillent,
et les têtes sautent plus haut qu'avec une guillotine,
en un tour de main je préserve un peu plus mon destin,
les dents serrées j'irais tous les lacérer jusqu'au dernier,
je n'ai plus d'âme juste une arme
et je m'en sers à merveille dans une soirée de cauchemar,
l'odeur du sang ravive une passion de tuer des gens,
et l'épée continue son va-et-vient incessant,
vrillant, tranchant des mains et des pieds,
transperçant les corps,
le cœur en ressort encore palpitant pour ses derniers battements,
à l'horizon le soleil disparaît
mais sur la Terre la bataille n'est pas terminée,
le sang à beaucoup coulé,
et à certains endroits des flaques se sont formés,
le mal s'est étalé
et la haine a mis les deux pieds dans mon esprit
et je continu mon carnage
me battant avec la rage,
je vois des soldats qui prient,
au moment ou la mort les prend,
aucun instrument pouvait me percer,
du moins c'est ce que je croyais
mais la vague ennemie revient toujours se briser,
l'art du combat est maîtrisé des deux côtés
et je vois peu à peu disparaître mes coéquipiers,
tombés sous l'action des archers;
sur moi les flèches semblent détournées,
elles tombent toutes à côtés,
es-ce une aura? Je ne sais pas,
mais les samouraïs bataillent jusqu'a la mort
et je n'arrive pas à les priver d'aurore.
Je frappe à tort ou à raison?
J'ai la rage et ne me pose plus trop de questions,
la seule action est celle de mon poignet
qui fait voler dans tous les sens mon instrument à tuer;
d'autres ont eu moins de chance et sont allongés,
mes victimes en font parties,
mais pourquoi sont-ils partis de leur patrie?
la guerre est inutile, mais je défends ma terre
et je lutterai même à terre, le savent-ils?
Mon jeune age me permet d'avoir l'agilité
même si ma lourde armure me pèse sur les épaules,
j'arrive à parer puis attaquer, c'est mon rôle.
Le combat continu mais je sens mes forces me quitter,
l'horizon est rouge tout comme le sol que je foule de mes pieds,
me voila à terre Charod m'a quitté
cela ne change rien je lutte toujours de mes deux mains
j'ai ramassé une dague qui me servira pour riposter
si deux adversaires venaient m'agresser,
mais à ce moment je suis entouré,
je ne peux pas fuire, mais je vais lutter
jusqu'a la mort pour ne pas être sujet aux remords.
Une flèche vient heurter un assaillant,
je lance ma dague par le tranchant,
un de plus tombe sur-le-champ.
Je m'élance pour fuire
quand un shuriken déchire le cuire,
j'ai le mollet ensanglanté, ma course est freinée,
j'observe mes compagnons, tous sont au sol,
seul je cours vers le bastion, quand je vois Charod qui me frôle,
je m'élance et saute sur son dos,
je fonce avant qu'une flèche transperce ma peau,
les lourdes portes se ferment après mon passage,
mais qui va défendre le donjon après ce carnage?
Tout comme moi des combattants se sont réfugiés derrières les murs de la cité,
ma blessure est pensée
ma tête tourne et se met à penser à tout le sang versé,
le noir de la nuit est sale,
la brume de ce soir me voile,
je suis pris dans une toile,
mes cauchemars ne sont pas faits d'étoiles plutôt de pales,
du sang et des visages pâles,
des yeux grand ouverts, livides,
des cranes ouverts tous vides,
des rides qui montrent la souffrance,
des corps agglutinés qui marquent le manque de chance.
Le lendemain fut terrible
les flèches ont plut comme le déluge dans la bible,
encore une lune à tenir
avant que l'armée du sud vienne nous soutenir,
a chaque tournant de la haute ville la peur se sent
quand le bélier revient incessamment
heurter les fortifications propices à cette occasion,
mais le bastion tient bon!
Les assaillants sont peu nombreux
mais assez pour terrasser ceux qui sont en face d'eux
autrement dit: nous, les survivants,
qui sont arrivés à flotter au-dessus d'une mare de sang
pour s'enfuire en forçant.
Assez de raconter ce qui s'est passé hier le moment présent est le dénouement,
la longue attente avant l'évènement.
Si nous n'arrivons pas a tenir, les samouraïs mettront la ville à feu et à sang,
le roi et la reine sont en sécurités,
pour le moment,
dans les catacombes sous le palais.
Le temps passe, le feu est envoyé par des archers
et la ville ressemble à un bûché,
les paysans sont affairés pour contrarier l'incendie
mais la pluie est de flèche et provoque les incidents,
le peuple est en déroute,
au loin de la poussière sur la route,
mais les portes viennent de céder, les femmes et les enfants
sont des proies faciles pour les combattants,
mais les restes de notre armée vont affronter la déferlante,
la marée montante,
sans ambition juste pour retarder leur progression,
pour éviter une trop rapide agression,
mieux vaut mourir devant sa maison
que de pourrire en prison
alors je m'élance malgré ma blessure, je ne la sens pas,
je suis au-delà de ça
mes coups sont fébriles, mais subtils,
je connais tout les sentiers de ma ville
alors je disparais dans les airs et surgis par derrière
c'est la guerre qui veut ça,
et je vocifère contre celui qui ne se bat pas.
Les renforts arrivent!
l'armée de sud, composé d'hommes rudes, prend part au combat,
tuant sans relâche à coup de hache ceux d'en bas.
Un grand sourire sur ma face
montre que la victoire se met en place,
le village incandescent est en ruine
et les champs immaculés par le sang...
un de ces rats s'approche de moi, sournois,
en un coup je lui perce son foie
et il tombe raide les bras en croix,
le combat est terminé, non pas tout à fait,
j'entends encore des bruits de ferraille,
je suis fatigué alors je quitte cette bataille,
je suis rescapé de cette boucherie
jamais je n'oublierai cette nuit et ce qui en suit,
heureux d'avoir lutter, de ne pas avoir cédé et d'être en vie,
je sourie j'admire ma terre qui se réveille,
après une nuit de folie,
elle est illuminée par le soleil,
la joie m'envahie je lève les bras au ciel,
je remercie les Dieux de pouvoir admirer cette terre
quand soudain la mort me fauche par derrière !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 22 juin 2004 11:27

Modifié le mardi 24 août 2004 07:21

(116) Lettre bien foirée

(116) Lettre bien foirée
21 Juin 04
c'est la fête de la musique mais pour en faire je suis toujours obligé de me battre
plus d'un an que j'essai de m'améliorer dans l'art de rimer sans brimer ceux d'à côtés.
Je côtoie toujours les mêmes faits,
et ça m'attriste de voir la haine devenir une matrice de vie,
de venir dans le vice et la pisse.
C'est pas la tour de pise mais tout est bancal,
le moindre faux pas peut devenir létal,
le moindre "faut pas!" me fait partir en free style.
La liberté? Ca n'a pas changé, y en a toujours pas,
faut pas rêver le monde en est privé, où est elle sépa?
Je le sais pas! Mais laisse moi passé
je veux percer au pire je les trouerai,
le bonheur je le trouverai,
je garantis que toutes mes forces je les emploierais pour le démasquer,
mon flow me guide vers la cachette
mais les gardiens ont le doigt sur la gâchette
quel gâchis d'être radin,
garder tout le paradis pour quelque un,
s'en est trop, j'ai les crocs
de voir le ciel pas beau nous tomber dessus,
on courbe tous le dos et on finit bossus.
Au-dessus les privilégiés se marrent bien
mais quand viendra la révolution ils seront déçus surtout déchus,
on les mettra en prison pour qu'ils nous fassent la preuve de leur dévolution.
C'est tous des bidons qui n'ont que pour religion le pouvoir et le pognon,
l'amitié chez eux est achetée,
c'est pour ça que chez nous elle est tachetée
d'une sale couleur noirâtre,
comme tout ce qui est présent dans cette foutue année 2004.
A quatre pattes on se fait tous entubés,
la télé à remplacer le fouet,
c'est plus efficace car il y a une plus grande portée.
Si mon flow était un raz de marée je les aurai emportés,
les défaites je les ai remportés
car j'ai réussi à les surpasser sans trépasser
mais j'en ai assez de ce jour de fête
qui me met une mauvaise tête
en voyant les gens qui ont l'air d'esthète
considérant mes phrasés comme le sommet de la connerie en fait le faîte.
C'est bête de dire que la vie est une chienne
mais c'est bestial de la remplir de chacal qui cavalent dans tous les sens
pour essayer de voler la substance
qui pourrait enlever la rage et dissiper l'orage,
enlever les mauvais présages,
sans ambages arrêter le carnage.
L'homme peu importe son age, dans la folie surnage.
Le bonheur est enfoui, tout est enduis par la suie,
comment creusé sans se salir comment s'envoler pour fuire,
plonger ou monter, faut changer de niveau prendre le bon ou le beau.
Il ne faut pas côtoyer les extrêmes mais pour la merde j'y suis en plein dedans
les mains liées, pour m'en sortir je dois tout bouffer à pleines dents.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 22 juin 2004 09:55

Modifié le jeudi 19 août 2004 15:16

(115) Trop longs

(115) Trop longs
J'aimerai rimer,
libéré mes pensé,
pour expurger ce que je sais.
J'ai une passion
et j'aimerai la faire monter,
mais y a trop de pression
et je ne peux respirer.
Difficile de se défendre
quand de tous les côtés on veut te pourfendre.
J'ai du mal à t'entendre,
je ne sais ce que tu veux prétendre.
La communication est la solution,
a quand l'abolition de ce silence trop long,
mais j'aime m'entretenir avec moi-même sans un son.
Puis je focalise mon attention sur le brouillon.
J'en ai assez que les gens se brouillent et
ne se parlent plus
sous prétexte que les temps sont redu.
Des pleurs ne pourront pas changer ce que je déplore,
je porte mon attention
à tous ceux qui se situent dans mon champ de vision
avec délectation je me nourris de leur prise de position,
la retourne dans tout les sens,
pour n'en prendre que la quintessence
en échange j'offre ma reconnaissance.
La différence entre celui qui parle et celui qui parle pas:
c'est le son de sa voix.
Ce n'est qu'une pause
il fallait que j'ose pour repartir sur ma prose,
accélérer le flow
pour que le navire prenne pas l'eau,
je ne suis qu'une fourmis sur un copeau
qui n'a que la mer à boire;
sur un océan de déboires,
c'est la mort ou le faux espoir.
Laisse moi y croire en attendant,
j'ai franchi quelques vagues et j'entame le tournant.
Les obstacles se montrent menaçants
j'y fonce avec détermination
pour avoir une chance, ne serai-ce un soupçon.
Je ne finirai pas incarcéré dans un pénitencier,
mon souhait est celui de la liberté,
je regarde autour de moi
et je me demande ce que demain offrira.
Le malheur creuse son trou,
si ce n'est notre tombe,
trop de balles causent des trous,
et en trombe les bombent grondes.
Je m'arme de pierres et sort ma fronde,
celle-ci retranscrit des ondes.
Le combat est inégal,
l'issue peut être fatale.
Entre hyènes et chacals,
il n'y a pas d'égal.
Je déballe et m'installe sur instrumental
en free style j'essuie mon stylo pour éviter le style sale.
Les jours sont trop longs, le bonheur trop loin
et ce que j'écris... je ne sais plus très bien.
Les heures se suivent et se ressemblent
dans mon esprit c'est ma triste vie qui s'assemble.
trop de voies on été bouchées
alors que je venais de les commencer,
c'est dur à dire mais le destin est un enfoiré
je ne sais ce qu'il me réserve pour demain mais c'est nul à chier.
Je suis perdu dans ma vie
et je cherche en vain la sortie.
Ce monde hanté m'a trop persécuté
mon acuité générale à baissée
et je ne sais si je dois persévérer dans ce monde de raté
ou m'enfuire à grandes enjambées.
La mort est mon guide
elle est plus forte que l'amour
je ne préconise pas le suicide
je privilégie le détour,
bat toi! Et tant pis si tu crèveras,
prépare toi l'au-delà ne préviens pas;
tu vois peut être en ça la doctrine des Samouraïs,
mais quand je m'exprime je fais pas de détail,
entre une chèvre ou une brebis pour moi c'est du bétail.
Mon esprit assaille mais trop souvent il n'en retire rien
alors il pense ses blessures dans un coin.
J'assure que mon phrasé n'est qu'une façon de plus de me libéré
et tant mieux si ça te plait,
moi ça me brûle mes plaies.
Ce sont juste des essais,
et ce n'est pas un drame si ça donne pas l'effet demandé.
D'ailleurs je ne sais pas ce que j'en attends,
je rime et utilise mon temps;
je pense, a bon escient.
Si tu trouves mes textes pas gais
c'est que je lutte contre des coups de fouets avec une pagaie,
sur cette galère je cherche de l'air
en attendant une vraie Terre,
je bosse tout le long du jour,
mais les jours sont trop longs.
Il y a trop de bosses sur ce parcours,
j'essais de les éviter mais je me sens lourd
c'est peut être pour ça que je ne peux m'envoler
pourtant je n'ai rien volé.
Le destin m'a dérobé ce que j'avais
de plus cher maintenant je n'ai plus rien
mais je cherche, en vain.
Comment mettre la main sur l'introuvable,
je n'y arriverais pas en me racontant des fables.
Le faux espoir est détestable, ce sont mes désirs qui m'accablent.
C'est peut être en arrêtant de le chercher que le bonheur viendra.
Mon cœur est un déchet, il est enveloppé d'un drap.
Personne ne m'aidera à repeupler ma contrée,
c'est la vallée des morts, et juste les esprits pas les corps, viendront l'hanter.
Tout ceci se passe dans mon esprit, éprit par la folie
je ne sais plus très bien ce que je dis
mais je sais que je saigne et le sang va couler si personne me soigne,
des bras m'empoignent et me jettent de la montagne.
Mon cœur est devenu fou il déborde et détruit tout,
on ne sera jamais heureux autant qu'on veut,
qu'on vise énormément ou un petit peu.
Je dois être un petit lépreux
pour qu'on m'esquive et qu'on me sorte du jeu.
Je regarde le ciel et je vois ce brouillard épais,
ce nuage cruel, ce voile de fumé qui ne va pas se dissiper.
Il passe au-dessus de moi, certains disent qu'il ne fait que passer,
je me sens à l'étroit quand je ne peux observer le ciel et son infinité
à l'horizon s'étend ma désillusion, toujours la même composition.
Ce n'est pas une guerre nucléaire, juste la pollution mêlée à une dépression:
celle-ci est sur la Terre ou sur mon brouillon,
autrement dit dans mon champ de vision.
Essayons d'apercevoir la lumière
celle-ci se fera rare en ce troisième millénaire.
Tu dois te demander qu'es que je fais!
Mais sans l'avoir vu je ne pourrai décrire le royaume des fées,
je dépeins sur mon papier les traits de ce monde qui se défait.
En effet c'est un essai
mais ce n'est pas une raison de ne pas s'appliquer ou s'impliquer,
mon but est d'expliquer mais quand je le fais la mélancolie vient rappliquer,
tu dois les sentir mes soupires,
à travers mes écrits tu ne vois peu de rires.
Je m'étire! La fatigue m'aspire,
vers le bas je suis emporté,
j'essais de luter; c'est triste à dire
mais je m'accroche à une vie gâchée,
peut être ne l'est-elle pas pleinement
mais qu'es qu'elle m'a offert vraiment:
Des joies, des peines, des joies, des peines, des peines, des peines, des peines, des peines...
Une vie pleine bien remplie, faite de débris:
des bribes de bonheur, ça me met la rage au cœur
de savoir que je n'ai pas assez profiter de mes belles années.
Assez! A quoi bon, c'est du passé.
Mon esprit ne fait que retracer mes souvenirs,
mais que va nous apporter le devenir?
On a du temps, faut bien le passer à penser,
c'est tout ce qu'il nous reste quand on est oppressé
en plus c'est ce que j'aime faire: tout déversé sur un verset.
Ma plume est agile, mais elle n'a pas forcement l'écriture facile,
je suis en transe seul mon poignet se balance,
j'élance mon amertume sur papier. Je suis malade mais ce n'est pas un rhume,
j'ai les yeux enfouis dans la brume. Ainsi je ne peux voir la Lune.
J'écris des mots et pas des runes
pourtant, j'ai l'impression que personne me comprend,
tout le monde m'entend mais on ne fait pas attention,
ma passion à comme un bâillon alors braillons!
J'essais de respirer à chaque instant
mais le présent ne me le permet pour le moment
alors j'écris et je verrais après,
je décris ce que je vois de près
et je remercie personne de m'avoir donner une vie à peine moins gâchée que la majorité,
je n'ai pas envie de construire mon bonheur sur le malheur d'autrui
alors je ne fais rien car le malheur s'est immiscé dans tous les coins,
tous les esprits sont atteints, même si ceux qui sont fermés.
Une lumière s'éteint, une autre vient la remplacer.
Chaque vie va briller dans une enceinte cloîtrée.
C'est inadmissible, mais ce n'est pas risible,
l'espoir s'est barré et si j'écris c'est pour lui courir après.
Le bonheur n'est pas dans le pré,
je l'aurai déjà remarqué avec le nombre d'étendues que j'ai foulé.
Le malheur m'a traqué, de ses coups il m'a matraqué.
L'enfer c'est les autres mais alors ou le paradis est-il caché?
Si le monde était une carotte alors je l'aurai rapper
mais le monde est une crotte et je suis contant d'avoir le nez bouché.
Rien n'est bon ou mauvais dans l'absolue, le plus dur c'est de l'interpréter.
"Le bonheur... y en a plus" quel en est le bon côté?

# Posté le mercredi 16 juin 2004 11:35

Modifié le mercredi 30 juin 2004 13:37

(114) Mon coeur ne peut dormir

(114) Mon coeur ne peut dormir
Mon cœur ne peut dormir,
tu prends trop de place
et sachant que tu ne vas pas revenir,
mon sang se glace.
Je ressasse les souvenirs,
me remémorant des sourires avant le pire.
Je ne pourrai jamais respirer,
une fois de plus c'est démontré.
La vie est démontée contre moi
comme une mer au milieu d'un détroit.
Es-ce de l'amitié,
de l'amour ou de la pitié?
Un des trois!
Mais as-tu fait ton choix?
Choire c'est déjà fait;
pourquoi tu t'acharnes à tout couper?
Es-ce pour ne plus me voir que tu me laisse tomber?
L'impact est violent
et ma bouche recrache du sang.
Je ne t'en veux pas
que tu me mentes sur tes aveux
mais ce n'est pas un jeu
de prendre dans les bras.
Aujourd'hui comme hier
je ne fais pas de prières,
j'ère, ça oui!
Je suis une âme en sursis
mais celui-ci ne m'offre même pas de répit
vu que je vois mon chagrin qui s'agrandit.
Pourquoi à chaque fois faut-il que le destin aboie comme un chien.
Agressé par la fatalité
j'ai l'impression d'être rejeté.
Preuve qu'en amour je n'ai pas le permis,
ça c'est démontré,
je m'en suis mal servi,
ça c'est visé à côté.
ôté tout mon bonheur en quelques phrases mal placées,
je l'ai vécu et je l'ai fait.
Triste constat de se condamner,
je suis ingrat envers moi.
Suis-je le roi des cons ou des damnés?
La question ne se pose plus,
la réponse est donnée!
J'ai l'impression d'être un intrus
dans une vie gâchée.
En bien ou en mauvais,
je suis la chaleur sur une étendue glacée,
j'en ai assez des soubresauts de mon cœur, j'ai envie de les tasser.
Mes artères sont encrassées
à force de faire semblant de respirer.
L'amour est une drogue, on n'arrive pas à s'en passer
quand t'en as plus, c'est mauvais pour la santé
il est tard,
à mi-chemin entre le couché et le levé.
le monde est une guitare
qu'on a jamais accordé.
Pourquoi faire des souhaits
alors qu'ils ne seront jamais accordés.
Je suis un accordéon,
je m'étire et me replis juste après,
je laisse filer un son
une langoureuse mélodie
qui me fait rappeler ma maladie
je la nommerai chienne de vie,
si t'as déjà lut tout ce que je dis
c'est qu'une griffure
comporte cinq ratures;
cinq jours que je paye la facture,
l'addition est salée
mais le résultat est à chier
cette vie hachée est entrain de se décomposer à nos pieds
et nous continuons de trimbaler l'amour avec un balai
le traînant comme un boulet
la poussière s'accumule
l'homme ce bourrin à tête de mule
ne voit pas que c'est Dieu qui l'en... pèche de sortir de sa bulle.
L'amour ne s'évapore,
il se transforme en mélancolie
en remords,
en folie,
en colère,
j'évite la haine
pour que tu reste saine,
une bouffée d'éther ne saurait pas calmer mes nerfs.
Je t'aime trop pour te faire du mal
alors c'est sur moi que celui-ci s'installe.
Il pousse sur mon corps telles des coupures
sans le moindre effort mes blessures suppurent.
Tard dans cette nuit
je marque mes impressions ici
dans aucun but précis
je ne sais si ça va porter ses fruits
d'étendre la vérité sur autrui.
J'ai envie de rendre,
rendre l'âme,
la vendre?
Ce serai un drame.
Mon esprit est percé,
mes pensées persécutées
par les souvenirs qui viennent l'hanter.
Le monde du rêve est mon refuge,
mais tout ce que j'y vois n'est que subterfuge
trop d'espoir pour que ce soit la vérité dans ce cadre noir.
Je ne sais plus si c'est moi qui tombe,
ou si c'est le malheur qui sur moi projète son ombre.
L'amour est un bon remède,
mais le syndrome de ma maladie
est le manque de celui-ci,
l'entraide est impossible quand le malheur nous cible.
Suis-je en plein sur la croix ou je la porte de surcroît.
Je manœuvre à l'étroit,
et toi, t'en pense quoi?
Tu trouve ça triste mais encore,
oui, c'est lié avec la mort.
Mon cœur est alourdi,
il est trop rempli par les pleurs.
Ce sont des souvenirs qui circulent dans mes artères,
c'est peut être pour ça que je suis à terre,
le monde m'atterre
quand je vois l'air qu'il prend tout le long de cette ère.
Toulon n'est qu'une simple prison parmi des millions.
Mon cœur est garrotté, bâillonné,
il ne peut recracher ce qu'il sait.
Mais ce qu'il sait
est aussi ce qu'il est,
il ne bat plus très fort,
je lui implore la mort,
rapide et efficace,
dans ce monde pourri je ne veux pas rajouter ma trace,
il y en a assez de la crasse.
L'amour est partit avec le vent, je souhaite m'envoler
pour le rattraper
mais c'est impossible, le bonheur s'est floué
son souvenir ne me laisse pas en paix.
La peste de ce monde illusoire est le faux espoir,
on te laisse croire
mais nada;
le vice
finit par reprendre ses droits
dans l'immondice.
La vie est un combat, un éternel débat,
il a déjà commencé
et tout le monde a perdu du bon côté
la suite sert juste à nous achever
en une suite de droite gauche crochet
infinis, on finira
dans une cage de bois
sur le parvis
à moins que je prenne mon essor
et que je m'arrête ici
je sors!

# Posté le mercredi 16 juin 2004 11:33

Modifié le vendredi 03 juin 2005 03:56

(113) M'envoler de l'autre côté

(113) M'envoler de l'autre côté
M'envoler pour respirer,
pourquoi ne pas essayer,
se défaire de tous ces fers
pour essayer de monter,
être libre de bouger
l'air est-il meilleur?
Ou dois-je émigrer ailleurs?
Vers cette lune j'irai
si mes pieds pouvaient décoller
et à ce moment là je me mettrai à tourner,
360 degrés pour pouvoir apprécier
les joies d'un vol contrôlé,
le soleil est plus près,
me grille de son grès,
tout ce qui m'entoure est noir, preuve de l'infinité,
les trous dans cette toile, nommés étoiles se mettent à briller
pour rappeler que je ne suis qu'un rien sans importance,
que cette Terre est ma pénitence.
Illuminé par les phares de l'univers,
je sens l'énergie affluée plus vite qu'un éclair
et tout est clair dans mon esprit à cet instant précis,
je suis en apnée
et au fond de moi je sens mon corps se dégradé,
mon sang deviens glace,
je n'arrive plus à bouger
mes doigts restent en place,
mes yeux ont cristallisé,
qu'es tu veux que j'y fasse
je suis à la dérive dans cet espace
qui me prive de tout mouvements,
de liberté, dans ce vide béant,
gelé, je n'ai pas de fierté
mais pourquoi devrais-je rester
dans cette atmosphère si polluée.
L'eau est usée, assez de nager,
je veux m'envoler, pas pour voler les étoiles
mais pour mettre les voiles,
tout quitter,
ne plus être à la merci des soucis de ce monde hanté.
Entrer dans une caricature du monde,
encore le traiter d'immonde,
je ne le ferai pas
car tu le sais déjà,
hélas les regrets servent à rien à part prendre de la place
dans mon esprit:
déjà beaucoup pris par la mélasse et ma propre folie.
Je reste poli, putain chienne de vie,
c'est la merde et ça se sent jusque dans les parfumeries.
Trop de fumées, j'ai les yeux ensanglantés en sanglots,
le bonheur s'est sauvé au galop.
Comment le rattrapé, si on est paralysé, et qu'on ne peut s'envoler,
c'est peut être pour ça que ce dont j'ai réclamé.
Ce que dons j'ai besoin
c'est le bonheur et ses témoins.
T'es moins qu'un oiseau
qui lui peut survoler de l'eau
ou des étendues boisées en toute liberté
et "bang!" l'homme sans pitié vient tout gâché
en voulant prouver sa fausse supériorité.
La célérité envoûte mon stylo qui se met à saigner plus fort que jamais,
je le sais que lui aussi souhaite s'envoler,
détourné l'attraction pour quitter le monde et ses illusions,
y en a assez de ces dérisions.
Vers le haut, voila la direction,
je souhaite m'élever et je le ferai
avec mon stylo et des mots,
les rêves ne sont que des trêves,
la grève des transports est déclarée
car bientôt j'arriverai à voler
et si je n'arrive pas a me surpasser
au moins je ne me ferai pas voler.
Je pose la question:
"Qu'es que je dois faire?";
la feuille blanche me répond
"qu'es tu préfère?".
Je préfère ne plus voir la misère de près,
me balader dans des déserts ou des prés,
être heureux avec ceux qui me considèrent comme valeureux,
chaleureux, l'amour véritable c'est tout ce qui compte,
à la fin de ma vie,
quand je ferai les comptes,
je donnerai mon avis,
si c'est celui ci,
pourvu que je me trompe.
Il n'y a pas d'osmose dans ce monde plein d'ecchymoses,
la balance n'est pas renversée,
elle est fixée ou rouillée.
Je me dois de la graisser
ou de l'agresser
car je n'ai pas envie de rester toute ma vie du mauvais coté,
17 années ça suffit j'en ai trop bavé.
Avé Maria, pourquoi je dis ça?
C'est inutile elle nous entend pas
mais a quoi bon écrire en général?
C'est pas génial d'être futile.
Assez de ses épées
qui transpercent mon corps loin d'être épais
et les pessimistes ne savent plus quoi dire devant cette rivalité contre la réalité.
Aucune agilité dans mon phrasé,
un style creux
juste fait pour radoter
qu'on est tous des lépreux
face au bonheur et sa communauté.
En beauté,
les preux guerriers se sont fait balayer
pas la fourberie du milieu qui les a transportés
loin des yeux j'ai mon cœur bâillonné
et c'est pour ça que mes rimes n'arrêtent pas de pleurer
face à tant d'amour que l'on ne m'a pas redonné.
Je veux changer les données,
ce n'est pas cette vie que j'avais commandé
mais à quoi bon changer,
dans chacun de nous c'est le merdier,
je fais le ménage
mais la crasse est incrustée;
sans ambages:
le monde est à chier!
Dieu avait une forte envie et il ne s'est pas privé,
l'homme n'est qu'un virus qui traînait
et il s'est accroché
à ce truc pas net qu'on nomme planète.
L'homme est un athlète
il doit courir pour ne pas disparaître
et pourtant mon souhait c'est de s'en sortir,
on peut pas refaire le monde,
mais l'empêcher qu'il soit pire.
Sans ailes je souhaite m'envoler
mais sans elle je ne veux pas partir!
Elle n'est plus à moi, qu'importe,
chaque soir je la vois dans mes bras et je la porte,
où est la porte du paradis ou de l'enfer,
de toute façon je passerai au travers
j'ai toujours commencé des choses que je n'ai pas achevé ,
au moins ma vie finira de l'autre côté.

# Posté le mercredi 16 juin 2004 11:32

Modifié le mardi 10 août 2004 13:34

(112) Bijoux

(112) Bijoux
Avoir des amis c'est bien plus précieux que tous les rubis,
ne pas craindre la mort est plus utile que tout leur or,
savoir éviter le pire vaut bien quelques saphirs.
Etre la personne à qui jamais on ment vaut bien le plus gros des diamants.
Eviter de suivre la mode c'est comme s'abstenir de voler une émeraude
à porté de main, sans aucuns regards qui te retiens.
tout ça pour te dire que le bonheur substantiel
n'est qu'illusion face au pouvoir spirituel
ne crois pas en dieu mais en toi-même en premier,
ouvre les yeux et ne te laisse pas marcher sur les pieds
essai d'avancer sans stresser,
si les actions sont passées inutile de s'y attarder
tire les leçons et apprend les après
voila ce qu'est la vie: une série d'épreuve
toujours plus dures mis en œuvre
par le destin ou un de ses chiens, enfin
surpasse-toi pour te faire une place
n'attend pas que d'autres t'effacent,
le bonheur ne se trouve pas dans les prix
mais plus dans ton esprit
si tu te sens en paix
c'est que tu as laissé tombé la rivalité,
tu ne cherche plus à te montrer
tu sais ce que tu vaux et où tu veux aller,
tout ce que je viens de dire jamais je l'ai exercé,
vivre mieux? Je te répondrai après.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 16 juin 2004 11:32

Modifié le mercredi 30 juin 2004 13:44

(111) Deux passions

(111) Deux passions
Quel rapport
entre le rap et le sport,
mes deux passions,
mes exutoires qui me servent de défouloirs
pour évacuer la pression
ou de rempart pour dissuader les intrusions.
Es-ce pour mieux respirer que je fais ces deux activités.
J'évite l'avillité, du moins j'essais.
Comment faire pour s'en sortir
dans un monde qui deviens de pire en pire.
Je tourne les pages du livre de ma vie
à croire que vide est mon esprit.
Vécu pas assez chargé
pourtant alourdi de souffrances qui se sont acharnées.
Le sport montre la douleur de l'effort
montre que je suis pas un glandeur , même si je suis pas si fort.
Mon esprit est pris entre les mailles du filet RAP
épris par ces trois lettres qui peuvent apporter
plus d'infos que toute les télés,
plus d'estime que toutes les frimes,
plus de vocabulaire qu'un dictionnaire.
C'est mon moyen d'expression,
à travers les mots j'exhibe ma vision,
mes maux se transforment en mots
et la feuille porte mon manque d'affection durant cette opération,
je lui explique mes ambitions et m'offre une évasion.
Je suis allé explorer une partir de mes pensées que j'avais oublié.
Je ne puis toucher l'infinité mais je m'y suis vautré,
la plume est mon alliée,
à la merci de mes doigts je la remercie,
c'est un devoir de voir
son tourbillon remplir ce brouillon.
Le corps et l'esprit travaillent
pour ne pas suivre le bétail,
mais où que j'aille, j'apporte mon attirail.
Mon esprit, mon corps, ma vois, mon stylo et du papier,
je cris le sort des proies d'une idéo malfamé,
j'essai de rester concentrer
du début jusqu'a la fin de l'essai
mais ma plume part de côté,
s'égare et part vers des lieux inconnus
à des lieus de la limite de la vue.
Au début j' y avais cru,
qu'on pouvait vivre heureux avec peu.
Mais je survis quand je fais ce que je veux,
la liberté n'a pas de prix.
L'appétit grandit quand on est sans abris.
En France on a pas vraiment de la chance
vu qu'on cultive l'ignorance.
Toute la journée je me dis
es que ce que je fais va améliorer ma vie?
Non a priori.
Je savoure l'instant au jour le jour,
les souvenirs de joie s'effacent de ma mémoire
et laisse une place immense pour les déboires.
La lumière des phares,
l'infinité des trottoirs,
les bruits des moteurs incessants,
les cris, les mares de sang,
le jour la nuit.
La ville suis son parcours, son agonie sur cet écrit,
la pollution a tout emporté,
je m'étouffe si je veux bouger,
ça me donne une idée pour écrire mes phrasés
mais combien je donnerais pour tout arrêter.
Mes passions sont conditionnées,
c'est au conditionnel que se conjugue mes actions,
je n'ai pas vraiment ma place
dans ce monde modelé par la chiasse et la crasse.
Le blanc de la feuille s'efface
pour des mots qui terrassent.
Qui? Mon esprit!
Le rap c'est comme se parler à sois même
pour connaître les maux qui malmènent.
J'exprime ma mélancolie,
décris la vie loin d'être jolie.
J'en ai mare d'avoir raison,
plus qu'assez de vivre dans une prison,
on peut plus se casser et nous nous taisons,
le semblant de liberté ne change pas avec les saisons.
Brisons les chaînes,
mais celle-ci nous étreignent.
Les âmes s'éteignent,
d'autre continues de briller,
et c'est celle là qui me donne l'envie d'avancer.
Quelle chance de vivre en France,
je suis en transe quand j'ironise,
c'est peut être que je balise
mais au moins je réalise:
des œuvres,
ce seraient un bien grand mot
je dirai un essai ou une démo
pour moi ça a autant d'effet.
C'est avec ça que je compte élevé le niveau
pour pas finir à l'eau.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 16 juin 2004 11:32

Modifié le mardi 10 août 2004 15:33

(110) National Socialiste

(110) National Socialiste
Il y a 70 ans des gens pensaient qu'on était pas tous égaux,
et que certains peuples devaient régner en haut;
pris en otage par une idéo
privant tout citoyen de liberté,
ils ont persécuté les Juifs et autres petites communautés
et leur on fait subir les pires atrocités.
Un tyran, les mains pleines de sang nommé Hitler
n'avais, pour marquer l'histoire, que la guerre.
C'est en voyant les néo-nazis d'aujourd'hui
que je recrache les glaires d'hier.
Classement par couleur, par morphologie;
on-t-ils oubliés d'où venait la vie?
D'Ethiopie!
Sur la sous race, des millions de crimes tragiques;
je leur crache à la face qu'ils ont oubliés qui a inventer les mathématiques.
Avant les plus grands savants venaient d'orient
mais la croix gammée fut volée et les a damnés.
Je viens mettre l'accent
sur ce que certain appellent "un détail de l'histoire",
c'est plutôt un crime de sang
ou une longue série d'acte barbare.
La fureur du Führer
à montrer que l'homme est capable du pire plus que du meilleur.
Mein Kampf: juste un écrit
interdisant le droit de vie
à ceux qu'on a toujours ciblé
car ils ont toujours été enviés.
Je suis en vie
et je remercie mes grands-parents qui sur le front sont allés
sans ceux qui n'ont pas cru à ces conneries,
le mal se serait étalé.
Hitler est parti,
mais sa pensée est restée.
Des gens qui n'ont rien dans la tête
ni sur la tête font la fête
quand ils éclatent des êtres.
Ils se croient saints,
font des références au Christ,
pas besoin de te faire un dessin
t'as compris que c'est triste,
comme si Jésus n'était pas Juif,
il était bronzé mais ce n'est pas lui le fautif.
Que des a priori pourris
qui ne font pas une meilleure vie.
Assez de ces préjugés, vaut mieux être tous soudés ici bas
mais certains collectionnent la haine et les abats.
Vas-y, dis-moi, qui des noirs ou des blancs sont les meilleurs?
Question stupide sans réponse, mais certains expriment les erreurs
et c'est de là que découle les horreurs.
Petit cœur,
tu ne bas pas pour ta communauté
mais pour le monde entier.
Si la Terre est ronde c'est pour qu'on puisse pas se retrancher,
pour qu'on puisse faire le tour avec une chaîne humaine
et peu importe la couleur des mains tant qu'elles tiennent.
L'Allemagne Nazie n'est qu'un exemple de folie
regarde dans ton pays, et dit toi qu'il faut que tu pense aussi.
Ne te laisse pas manipulé si quelqu'un te promet
d'apporter du bonheur, c'est qu'il le prend à côté.
Assez des races, vu qu'y en a qu'une: "les humains".
Nous ne sommes pas des chiens!
Mais certains sautent au cou,
assènent des coups,
veulent nous mettre une laisse,
mais laisse sa couleur,
on s'en moque car on voit la laideur dans son cœur,
ne juge pas sur l'apparence,
n'écoute pas les pensées rances
dont tu connais les preuves.
La vie est une épreuve,
la haine est ton ennemi,
le rêve c'est d'être unis,
ainsi j'aimerai que soit la vie.

Esprit national, tu ne vois pas qu'il n'y a pas de pays
mais un monde dans lequel on vit,
ce bout de terrain n'est pas à toi,
tu le rendras!
Esprit national, tu ne vois pas qu'il n'y a pas de pays
mais un monde dans lequel on vit,
ce bout de terrain n'est pas à toi,
tu le rendras!

C'est pour les hommes,
blancs, noirs, vert, jaune, bleu, marrons, rouge,
mais pour les hommes,
que je milite contre la croix noire sur fond blanc bordée de rouge,
tu la vois renversée, c'est qu'elle va céder
et se casser en mille morceaux
les fachos seront fâchés
mais qu'es qu'on y peut si leur système n'a jamais marché
mille morts c'est trop alors on va pas les lâcher,
surtout que c'est des millions qui ont été envoyés,
j'appelle ça un crime contre l'humanité.
L'homme tue l'homme sans raison c'est même pas pour manger,
à croire que je n'ai pas ma place dans ce monde infesté,
je me serai rangé si seulement je pouvais.
LhiP l'incompris je le suis,
c'est clair net et précis.
Sur le net les idéologies circulent,
s'articulent et se véhiculent.
Les petits bouffons en manque d'idées,
peuvent venir en gober des morceaux d'histoire trafiquée,
ça leur donnera un but, qui reste le carnage,
c'est dans le délire qu'ils surnagent.
Ils ne voient pas la réalité,
ils pensent pour eux mais s’ils savaient
que si tout le monde les suivaient
ce serait le chaos complet.
Exprimé mes idées sur un samplé, ça me plait
mais c'est les dents serrées
que je vais signer ce texte sur le sujet
des nazes qui par la force veulent la gloire et le pouvoir.
Hé! Nazis n'oublis pas d'où tu viens.
N'oublis pas que le soleil est divin,
et qu'il nous enrichit la peau,
éteint ton esprit Gestapo,
sinon tu payeras le prix, la vie n'est qu'un saut,
elle finira sa course dans le sang,
facho,
redescend!

Esprit national, tu ne vois pas qu'il n'y a pas de pays
mais un monde dans lequel on vit,
ce bout de terrain n'est pas à toi,
tu le rendras!
Esprit national, tu ne vois pas qu'il n'y a pas de pays
mais un monde dans lequel on vit,
ce bout de terrain n'est pas à toi,
tu le rendras!

# Posté le mercredi 16 juin 2004 11:31

Modifié le mercredi 30 juin 2004 12:59

(109) Pourquoi

(109) Pourquoi
Pourquoi? Question sans réponse,
rupture sans annonce,
prémisse du malheur,
véhicule la froideur,
pessimisme qui me met un garrot au cœur.
Peur de l'amour comme l'erreur ou de l'horreur,
je sens dans ma tête sa puanteur,
j'ai le nez bouché et je ne peux plus respirer.
Comment aspirer au meilleur
quand on est sujet a nos propres ardeurs,
fatigué par un amour renversé
décrit sur un verset
ou les larmes on versées,
vers ces lignes droites qui transperce mon cœur de part en part
jetés de tous parts
et même par mes parents,
c'est pas rentable d'aimer,
mais es-ce détestable.
Je quitte la table
tire l'alarme et cris au secours,
je rame tout le long de ce parcours:
c'est gravir une tour infinie,
atteindre le bout d'un cercle
tourner en rond pendant des siècles,
j'ai mal au cœur, à la tête,
je suis borné donc je suis bête,
je sais pas, je me rapproche des abats,
je me mets en émoi mais pas assez pour sublimer l'effroi.
Des fois j'ai des regrets,
je suis toujours désolé que la vie soit ce qu'elle est.
M'a t-on détruit pour savoir si j'étais incassable?
Dans la liste des actes les plus fous, il serait inclassable.
C'est pas faux que je suis pas fou,
mais de la à dire que je suis fort faut vraiment le faire,
mais je souffre d'être qu'un humain
car je ne suis pas adapté à cette vie de chien,
j'avance main dans la main avec le malin,
le vent souffle, la bougie s'éteint et dissipe sa fumée.
Je suis plongé dans l'obscurité
et je vais m'étouffer
à cause de ce qui aurai pu m'apporter
tant de joies et de bontés,
les gens sont froids, même la mèche a cramé,
je vis au milieu de poupée de cire
et je cherche à les fuires ou les cuirs.
La confiance n'est plus à l'ordre de ce jour
ou il faut toujours faire des détours
pour arriver à la cime, au but ultime,
mais le compte à rebours est trop court et me périme,
ça se ressent dans mes rimes.
L'homme se fait souffrir lui-même,
c'est lui qui se malmène,
il ressort sa haine dans cette chienne de vie:
là où on accepte le pire reniant les rires
car c'est ça,
que se soit au niveau de l'individu ou de l'état.
Ici je relate mon état,
je frelate mes rimes aussi pourries qu'une déprime.
Je veux une prime sur le malheur,
ainsi je serai récompensé de ne pas décompresser.
Un essai pour dire assez!
Mais si j'étais lassé
j'aurai déjà décroché, pendu à un lacet.
Y a pas de bonheur, il est lâché,
mais y a toujours de l'espoir
qu'un jour on pourra esquiver les déboires
et ne plus en avoir.
Le côté obscur nous aura à l'usure
si on communique avec des ratures.
Les points de sutures empêcheront le sang de couler,
les yeux de pleurer.
J'essai de ne pas me noyer,
ne pas suffoquer et prendre la vie comme elle est:
chienne! Hyène!
Je traîne mon boulet essayant de le semer.
A la moindre tentative d'esquive
il revient plus destructeur qu'une ogive.
Je souhaite changer de rive,
je souhaite quelque temps ne plus marcher dans les sables mouvants
qui font que je m'enfonce à tout mouvement,
je suis qu'un aimant qui n'attire plus rien,
qui ne sait plus bien
S’il doit combler sa faim ou se mettre une fin.
Ce texte est un appât,
la morale,... y en a pas...
Périr de l'amour c'est tomber si bas
alors que j'aurai pu tomber dans ses bras.
Rêve éveillé dans un monde merveilleux
où on t'oblige de prier les dieux.
Mon exutoire est de donner mon avis noir
afin de m'échapper de ce monde barbare
au moins une seconde avant de retomber dans le brouillard,
j'ai le cafard, le blues
mais pas une raison pour me noyer dans l'alcool
ni pour adorer une idole,
ne soit pas jalouse
que ce qui suit décrit toujours plus cette chienne de vie
qui n'a que des soucis comme provisions.
Je suis un pro de la vision et de l'improvisation
et dans ce monde je ne décris pas les papillons
mais les fragments de malheur qui se sont éparpillés,
les cœurs sont pillés et les âmes piétinées,
sans pitié on enlève la piété
à ceux qui sur le droit chemin on empiétés.
Le mal a mis plus qu'un pied dans nos vies
et ce sera dur de l'enlever
vu qu'il nous attend au pied du lit,
à notre levé.
Une levée de boucliers ne suffit pas pour le stopper
et au plus profond de mes artères il s'est infiltré.
Infiniment petit qu'il soit, le grain de chagrin
renverse ton destin et te montre que du pire pour le lendemain.
Et maintenant que faire?
Comment faire pour s'en défaire?
Des phares éclairent l'avenue des parvenus
d'où jamais personne n'ai revenu.
Je suis venu,
j'ai vu
et j'y avais cru,
avant qu'on me dise que le malheur est en crue.
Etant non croyant,
je me vois pas prié
mais plutôt fuire en criant
à force de voir ce brouillard menaçant se rapprocher.
Les aiguilles se balancent en haut du clocher,
le compte à rebours est lancé,
ainsi est la vie: chronométrée,
les jours sont trop longs
et les gens sont trop cons.
J'en fais partis pardis!
Je prédis rien car je suis prédisposé au néant,
ce serai bien de combler ce trou béant.
Je tourne autour d'un point
mais ce sont les poings qui me tournent autour,
je suis l'auteur de ce texte presque à la hauteur de l'évènement
qui marque l'avènement
de la tristesse aux commandes de ma vie
et si j'écris c'est pour qu'on la décommande!
Si tu vois à travers mes écrits ma mélancolie,
c'est qu'au-delà de cette feuille dans mon cœur tu lis.

# Posté le mercredi 16 juin 2004 11:31

Modifié le samedi 10 juillet 2004 04:04