5H du matin,
la vie est rugueuse pas comme le satin,
elle est aguicheuse comme une putain,
la vie c'est une flamme mais elle s'est éteinte,
le monde est noir et je subis son étreinte,
es-ce le 7eme jour?
A mon avis non,
mais je déprime toujours,
Ludivine c'était son nom.
Je suis maudit, je le sais pour de bon,
laisse moi golerie tu m'as pris pour un bouffon,
j'en ai assez que ça retombe sur moi,
je veux juste aimer, être en émoi,
je voudrai briser les barrières qui nous séparent,
mais tu fuis par l'arrière et tu cris "part! part!"
Toujours le goût du faux espoir dans la bouche,
le diable me pique de sa fourche,
le mal en moi à du prendre souche,
le bonheur s'est transformé en horreur,
la flèche a déchiré mon cœur,
Cupidon a fait une erreur ça a l'air louche,
sa flèche était empoisonnée elle a fait mouche!
5h du mat,
je continu mon texte pas pour l'épate
si de ma détresse j'en fais des tresses,
mon malheur j'en fais des nattes
dans la vie on avance à coup de batte,
vaut mieux être solide sinon on éclate,
mon visage est blanc écarlate,
tout comme cette lune divine,
que je croyais être ma vitamine,
on me mine l'espoir ou l'espoir me mine,
j'essai d'y croire mais j'ai mauvaise mine,
aussi mauvaise que mes rimes,
le chagrin est une horde qui me piétine,
un seul de ses grains m'abîme,
comment après ça veux-tu atteindre la cime,
je suis toujours pas libre mais le barreau je le lime,
LihP n'a pas de calibre et quand ça va pas trop, le suicide se fait par la rime.
5H je raconte ce que je vis, je raconte que des malheurs,
j'ai fais le bilan,
le monde est l'inverse du blanc,
toi t'en ris moi j'en pleur,
il est 5H,
l'H ou tout espoir meurt,
tomber amoureux, tu va voir ça va te plaire,
c'est douloureux comme une descente aux enfers,
le monde part de travers,
je n'ai pas vu l'envers du décor car le décor est monté à l'envers,
des corps pourrissent dans les cimetières,
les âmes ne s'éveillent,
dans mes oreilles s'infiltrent des merveilles.
C'est le déluge, les larmes s'échappent de leur refuge,
le rêve n'est qu'utopie et subterfuge,
le paradis est loin
alors je traîne mon amertume dans des refrains,
la vie est rugueuse: je me suis écorché,
mon écorce est détachée, c'est à nu que sont mes pensées,
elles saignent à force de se faire percer par un rocher ou un crochet.
ma vie ne prend pas de raccourcis mais plutôt les crochets,
ma vie est un coup de fil, s'est au nez qu'elle m'a raccroché.
Je m'appelle Phil et faut pas s'étonner si demain je ne suis plus rien.
6H du matin, la vie est rugueuse,
je saigne à la main, elle est poisseuse
lendemain après lendemain,
la vie est un drame et je porte plainte,
je me suis fait baiser et je suis enceinte,
une heure de plus et je périme,
toujours la déprime,
je me suis trompé, non?
Ludivine c'était son prénom.
Je suis cuit? Non?
rassit, bon,
je ne sais plus ce que j'écris,
au fond pourquoi écrire ?
A chaque fois la vie à un fusil et tire,
c'est pas juste je sais même pas voler,
si encore je pouvais...
c'est un de mes premiers souhait.
Mon cœur saigne,
c'est dans mes larmes que mon corps se baigne,
je voulais la paix , j'ai eu les baignes,
les lames sont tranchantes
elles me tournent autour et je chante
tour à tour elles me plantent.
6H du mat
j'écris la monotonie de la mélancolie
dans une vie plate,
le moindre rebond te fracasse par terre
je te parle même pas de la mer,
ha si tu savais comme c'est amer.
Tu ne sais plus aimer tu mérite donc l'enfer,
mais vois dans cette conclusion qui sourit?
et qui se nourrit de désillusion?
Pas de justice mais au fond
je veux son bonheur depuis les prémisses,
je suis au fond triste et pessimiste,
il est 6H26 lit ce texte que j'hisse
pour atteindre les étoiles, j'ai ma toile,
je la tisse, même si j'ai pris racine,
je continuerai à adorer cette Lune divine.