L'eau trouble nuie à sa résurrection,
Le matin le monde se réveille dans un frisson,
La rosée glacée à figé la scène de la punition
Infligée à cette plante qui préférait l'été.
L'épine devient molle, la force ne dure pas; encore moins la beauté,
Je continue mes pas dans un flot de buée,
Je me balade dans le jardin des damnés,
Le jardin de dédain ou tout n'est fait
Que d'agonie et d'in..différence...
De féroces ronces renoncent
À interférer ma course effrénée
Entre les frênes rongés
Par leur patience entrain de les déraciner.
J'aurai bien redessiner ce cadre
Mais je suis juste un sujet
Je ne saurai inventer mieux que ce jeu macabre
Alors je viens m'exprimer
J'ai arrêté de déprimer
Quand j'ai compris qu'il n'y avait pas de solution
Parfois j'ai le blues sur un son
Quand j'entrevois une réponse à mes questions
Noyée dans le sang sans chanson.
Mener à cent à l'heure la vie de tous les jours
C'est se hater dans un labeur menaçant et sans retour?
Les graines du bonheur ne germent plus
C'est peut être pas la bonne heure ou le bon air.
Par un bon art je semme la révolte bientot les votes,
S'entassent en bas de ces batiments
Qui pesent quans même 95% de notre joli jardin accueillant
Cueillant mes champignons radioactifs
Je me dis qu'il nous sert à rien notre appareil olfactif,
Ça pue la merde en définitif
Alors je me noie dans les apéritifs
Rigolant seul de ce nom si fesif
Mais le caractère fétide de ces liquides nocifs s'oublient
Quand les troubles de la vie agissent sur les envies.
Je me couche dans l'herbe et je vomis,
Le synthétique n'absorbe rien y a plus de vrai qui vit.
Je deviens nostalgique
Et me souviens de ces instants magiques
En communion avec les arbres le ciel et la musique.
La nature comporte miles ratures
Mais pour combien de beautées
Je viens le narer dans mon écriture
Qui comporte un fracture
Entre les rêves et la dure réalité
Je me sens comme au pied du mur impossible à grimper.
La gravité de la situation nous met plus bas que terre
Mais nous, habitués à mordre la poussière
On oublie tout et croyons voler
Faut arrêter de se voiler les yeux
Les oeufs de l'humanité sont en train de subir le mauvais coup du sort
Au lieu d'éclore faut dire que dans son essor le fou a trop bûché,
A trébuché, vas trépasser, à trop pensé...
A lui sans se méfier de quoi le jardin sera fait
Une fois qu'il aura largue sa fumée,
Ce soir une rose s'en est allée,
Les pétales emportés par le vent,
Fuyant dans ce sombre brouillard épais
Demain soir c'est peut être ton lilas qui partira
Et toi tu lis là en pensant à celle que t'appelle ma puce
Comme un tic de romantique
Ne sachant pas ou je veux en venir dans mon texte.
Peut être que la belle plante est asthmatique
Et si ça te parait pas dramatique
C'est bien ça que je trouve énigmatique?
Mon moral est au niveau des pâquerettes
Et je suis dans les choux quand j'essai de paraître
Confiant et serein comme un prêtre.
Peut être que j'ai pas la mine apeurée
Mais ma mine est à pleurer
Tu peux en extraire que des larmes qui sont des alarmes,
Il y a des taches de mort sur mes oreilles
Et encore j'te parle même pas de mes soucis,
Mes pensées vont mal il y a le gel dans les prés,
Rit de dépit si tu le veux
Fait le voeux que dure ce répit.
Pire que le froid dans nos relations
J'ai remarqué de la satisfaction dans la crémation
Bientôt le grand feu de forêt
Seul le roseau dans l'étang ne va pas cramer
Il plis mais ne rompt pas,
Il finira tout de même par crever
Mais après les fourrés...
Espèces d'enfoiré !
Notre jardin est une foire forée.
Un don bafoué par un fouet d'un fou et
C'est pas sa faute bien sur on la connaît.
On a connu la planète bleue,
Maintenant vu d'en haut même la lune à plus d'océan.
Les continents partent à la dérive sous cet épais nuage blanc,
Faut pas se voilé vu du sol tout est gris et fumées
Tout est froid et figé,
"Tiens ma chérie!" une autre rose déracinée.
Croyant faire le bien parfois on perpétue le mauvais.