(199) Monde sourd et certain

(199) Monde sourd et certain
Le peuple est atteint de surdité
C'est une sure idée
Qui dépasse les autres.
Tout le monde gueule de son côté
Trop d'appels au secours qui sombrent au détour
D'une rue sombre et sans retour.
Trop de trop dans ce couplet
Des couples et des familles plongées dans la fatigue.
La lassitude décuplée, enlace le quotidien
Et le silence n'est que la perception de chacun
Seul sont écoutés les guides de pacotille,
Les vrais conseils restent écourtés au fond d'une écoutille.
Des bribes rentrent mais ressortent aussi tôt,
On voit notre présent défiler dans le rétro.
Des filles et des garçons s'engagent sans pression
Dans une voie qu'ils croient de raison
Mais sans façon oublient à foison les recommandations.
La frustration de leur échec
En vient à détruire la ration de leurs concepts
Ainsi sans rage ni but
Ils prennent la dérision en otage
Et le vendent à Belzébuth
Contre la rédemption après le naufrage.
La vague passe mais ils souffrent quand même
Ils ont beau prier crier"amen"
Ou ramer sans finesse la mêlasse
Prend place dans cet univers ou les lâches
Payent la folie de leurs taches;
Ce texte n'a pas de sens
Ce texte n'est qu'une narration de mes carences.
Car rance est le monde,
J'adore ce thème à chaque seconde
Mais même si ce que je dis paraît obsolète
J'apparais solide même sans épaulettes.
Rimes lamentables mais l'âme en peine,
La douleur pleine de morceaux tranchants.
Le chant des larmes est devenu mon avenir
Et je vire dans l'océan des lamentation je chevauche mon navire
Je me navre ivre de refaire la même blague sur mon papier à écrire.
J'y mets un peu de rire haha
Pour pas qu'on puisse lire mon total désarrois.
Déjà roi des damnés j'ai souffert des années
Maintenant déchu et déçu de m'être sacrifié
J'essaie de croire en ma destinée.
Je ne suis qu'un parmi des milliers
Alors calme ta joie quand j'espère y arriver
J'y crois si peu qu'il me faut des os cassés
Pour que je croise les doigts mais c'est sans effet.
Je ne suis pas superstitieux car si j'y croyais
Cela ferait bien longtemps que je vous aurais quitté
Désarmé d'espoir j'aurai jeté
Mon corps fané dans le noir d'un abysse.
J'aurai peut être goûté au paradis.
Je pars à dix contre un
Ma QotD a chutée de ma main
Mais pas de mon c½ur ni de mes refrains.
C'est cette peur d'aimer qui dure jusqu'à la fin.
C'est sans craintes que je m'éreinte à quitter cette astreinte.
Mais cet astre geint et revient dans mes rêves que je dépeins.
La tâche est là heureusement que je n'ai pas le son.
J'ai des frissons quand mes démons se défont.
Mes défaites disparaissent dans l'ivresse de jour de fêtes.
J'ai du mal à me défaire de mes fautes
Mais j'adhère à l'expurgation du mal par des mots.
Le faux est dissocié du vrai par la crémation
De ma satisfaction à parler de ce qui aurait pu arrêter la narration
De l'absentéisme de l'auteur de l'action.
Mon souhait est d'arrêter ma diction
Mais le stylo possède une trop forte attraction.
Mes pulsations frisent le néant
Quand mon crayon grise le papier en se plaignant.
Mi besogneux mi feignant
Je reste borné dans des essais insensés.
Y a rien de sensass et sans sas j'ai du mal à respirer
À la surface de ma planète ensanglantée
Sans gants j'accuse la terre par des mots cinglant
J'la mets six pieds sous terre,
Saoulé je m'atterre et m'attriste de ne pouvoir quitter cet enfer.
Je me foutrai en l'air pour toucher la lumière.
Le monde est sourd et tout le monde se fout de ce mystère
Alors je mise tout sur mon caractère
Malgré ma vulnérabilité
J'essaye de révéler ma véritable identité
Cela surprendra peut être les initiés
Des rivalités des relations humaines dans leur continuité.
J'accuse encore les sourds de se plaindre plus que les autres,
Si ils savaient à qui était la faute
Ils auraient moins honte de leur situation
Ils se situeraient en bas de toute façon.
Ce n'est qu'une mentale machination
Une machine à sous dont on gagne jamais que d'la frustration.

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 10:45

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 10:19

(198) Jeune et innocent

(198) Jeune et innocent
Jeune, j'y croyais,
Aujourd'hui je ne sais plus si c'est vrai.
Les temps changent la vie passe,
Emporte la voix des anges
Et les entassent dans une impasse,
Alors on fonce on se tasse
Puis on pousse et ça casse,
C'est la nouvelle théorie de l'évolution,
Survit aux poubelles avant la révolution.
Plus je grandis plus j'ai des frissons,
Je perds mes envies quand s'enchaînent les saisons
J'ai l'impression de perdre la vie quand je n'écris plus sur des sons.
Trop de pression fait gicler l'encre sur la feuille flasque
J'imprègne ma vison à l'intérieur de ces quelques flaques.
Je dessine des fresques sur poum poum tchak
À chaque boum boum de mon coeur
J'insiste sur le temps fort de mon humeur
Entre l'humour et l'amour
La mort et l'erreur
Je rap sans peur
Car ces moeurs sont imprimés sur papier brouillon
Et même si mes mots viennent du coeur
C'est juste quelques ratures d'un souillon.
Ce sont toujours les mêmes visions
Qui sont vissées sur son,
En regardant à la télévision
J'ai remarqué que j'étais sur la bonne voie pour percer
Car ce n'est que du réchauffé
Au ciné comme dans les émissions.
Je partirais en mission si j'avais la bonne voix.
Mais je ne suis qu'un bourge qui n'a pas la foi,
Je réussirai pas dans le rap et le sport à la fois

Pourtant jeune, j'y croyais
Aujourd'hui je pense plus que ce soit vrai.
J'ai nommé slam mes délires
Alors que je venais juste de découvrir
Par hasard ce que c'était.
Tu penses à grand corps malade et tu t'es pas trompé
Mais c'est bien avant son album que je le connais.
Je me suis connecté à Internet
J'ai donné mes textes je me suis fait incendier encensé et interné,
Des réactions insensées
Et ça me vexe qu'on me dise que c'est bien ce que je fais
Sans me donner les raisons bien fondées!
Trouvez vous cela si parfait ?
Je ne crois pas,
Mais répondez
Quand je vous demande pourquoi ce texte manque de beauté.

Jeune, je croyais
Que quand on parlait on était écouté !
Mais quand on l'ouvre c'est souvent écourté !
La vie est aussi trafiquée
Que les émissions de Fogiel ou Ruquier
Je les mettrai à la rue les De la rue et Cauet etc...
De ces rats on en retire rien de concret
Si ce n'est que ce sont des cons créés
Par la télévision pour raviver
L'appétit glouton du peuple français
Jusqu'a la crise de mauvaise foi
Ma foi encore une fois bien digérée.
Je dis gérer sur papier mais ce n'est pas sur !
J'écris avec le pu qui sort de mes plaies
J'écrirais encore plus si ça te déplait,
Je signe LihP t'as compris
J'en peux plus de l'épeler ?
Je me sens seul dans le froid à rapper dans le vide
J'en peux plus de me les peler
Alors je lance à la mer encore une fois une nième bouteille vide
Emplit de liquide je crois voler
Même si c'est mon avenir que je suis entrain de couler
Clouer au sol depuis ma naissance,
Mis à terre dans mon adolescence
J'essais de me relever
Mais je sais que je finirai mis en terre,
Mis en pièce par la poussière l'histoire se réitère.
Je n'ai pas encore fixé mes critères
Mais dans les critiques ou dans les mystères
Je veux ma place au fond d'un cratère.

Jeune je croyais qu'il y avait
Un but à notre vie dans cette ère.
Je pensais que ma venue allait être légendaire,
Alléchante, allégée et pleine d'air
Mais à 7 ans les gendarmes m'ont arrêté
Et m'ont dit qu'on ne peut pas tout faire.
Dès lors j'ai étouffé,
Je n'ai vu que de la grisaille quand j'ai débarqué
Dans le sud de la France les pieds dans la méditerranée.
Il m'a fallut plusieurs années d'errance
Pour que je comble mon ignorance.
Dans mon passé sur les îles tout semblait si parfait.
La mer était clair et les poissons colorés.
J'ai mal tout le long de mon âme
Et si je pleure c'est pour soulager le fond de mon crâne
Mon crime est d'avoir ouvert les yeux sur le monde
Voila le pouvoir de la vérité.
J'essai de l'oublier à chaque seconde
Mais jamais je ne pourrai m'y résoudre JAMAIS!
J'ai été damné on m'a ôté
Le titre de paladin de la vérité
Quand j'ai omis de manière réfléchie
De dire à celle que j'aimais ce que je savais.
Le monde est noir et comment le cacher
Je le vois encore en un regard
Et rien n'est prêt de changer,
Ce serait illusoire
Mais jeune je nageais encore les yeux fermés
Et je ne savais pas qu'on pouvait les ouvrir,
À 17 ans c'est triste à dire
Qu'on vient d'éclore en même temps que de mourir
Alors que mon c½ur avait partagé son empire.
Continue de lire tu es peut être jeune
Mais tes paupières sont entrain de frémir.
J'arrête de gémir et parler de c'qui gène,
Je suis encore jeune et si ma plume prend de l'age,
Je prendrai de l'altitude pour un peu d'oxygène,
Je crois encore qu'on puisse dissiper les nuages.

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 09:50

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 10:31

(197) Vie en rose

(197) Vie en rose
Une rose se fane dans la nuit dans l'oubli,
L'eau trouble nuie à sa résurrection,
Le matin le monde se réveille dans un frisson,
La rosée glacée à figé la scène de la punition
Infligée à cette plante qui préférait l'été.
L'épine devient molle, la force ne dure pas; encore moins la beauté,
Je continue mes pas dans un flot de buée,
Je me balade dans le jardin des damnés,
Le jardin de dédain ou tout n'est fait
Que d'agonie et d'in..différence...
De féroces ronces renoncent
À interférer ma course effrénée
Entre les frênes rongés
Par leur patience entrain de les déraciner.
J'aurai bien redessiner ce cadre
Mais je suis juste un sujet
Je ne saurai inventer mieux que ce jeu macabre
Alors je viens m'exprimer
J'ai arrêté de déprimer
Quand j'ai compris qu'il n'y avait pas de solution
Parfois j'ai le blues sur un son
Quand j'entrevois une réponse à mes questions
Noyée dans le sang sans chanson.
Mener à cent à l'heure la vie de tous les jours
C'est se hater dans un labeur menaçant et sans retour?
Les graines du bonheur ne germent plus
C'est peut être pas la bonne heure ou le bon air.
Par un bon art je semme la révolte bientot les votes,
S'entassent en bas de ces batiments
Qui pesent quans même 95% de notre joli jardin accueillant
Cueillant mes champignons radioactifs
Je me dis qu'il nous sert à rien notre appareil olfactif,
Ça pue la merde en définitif
Alors je me noie dans les apéritifs
Rigolant seul de ce nom si fesif
Mais le caractère fétide de ces liquides nocifs s'oublient
Quand les troubles de la vie agissent sur les envies.
Je me couche dans l'herbe et je vomis,
Le synthétique n'absorbe rien y a plus de vrai qui vit.
Je deviens nostalgique
Et me souviens de ces instants magiques
En communion avec les arbres le ciel et la musique.
La nature comporte miles ratures
Mais pour combien de beautées
Je viens le narer dans mon écriture
Qui comporte un fracture
Entre les rêves et la dure réalité
Je me sens comme au pied du mur impossible à grimper.
La gravité de la situation nous met plus bas que terre
Mais nous, habitués à mordre la poussière
On oublie tout et croyons voler
Faut arrêter de se voiler les yeux
Les oeufs de l'humanité sont en train de subir le mauvais coup du sort
Au lieu d'éclore faut dire que dans son essor le fou a trop bûché,
A trébuché, vas trépasser, à trop pensé...
A lui sans se méfier de quoi le jardin sera fait
Une fois qu'il aura largue sa fumée,
Ce soir une rose s'en est allée,
Les pétales emportés par le vent,
Fuyant dans ce sombre brouillard épais
Demain soir c'est peut être ton lilas qui partira
Et toi tu lis là en pensant à celle que t'appelle ma puce
Comme un tic de romantique
Ne sachant pas ou je veux en venir dans mon texte.
Peut être que la belle plante est asthmatique
Et si ça te parait pas dramatique
C'est bien ça que je trouve énigmatique?
Mon moral est au niveau des pâquerettes
Et je suis dans les choux quand j'essai de paraître
Confiant et serein comme un prêtre.
Peut être que j'ai pas la mine apeurée
Mais ma mine est à pleurer
Tu peux en extraire que des larmes qui sont des alarmes,
Il y a des taches de mort sur mes oreilles
Et encore j'te parle même pas de mes soucis,
Mes pensées vont mal il y a le gel dans les prés,
Rit de dépit si tu le veux
Fait le voeux que dure ce répit.
Pire que le froid dans nos relations
J'ai remarqué de la satisfaction dans la crémation
Bientôt le grand feu de forêt
Seul le roseau dans l'étang ne va pas cramer
Il plis mais ne rompt pas,
Il finira tout de même par crever
Mais après les fourrés...
Espèces d'enfoiré !
Notre jardin est une foire forée.
Un don bafoué par un fouet d'un fou et
C'est pas sa faute bien sur on la connaît.
On a connu la planète bleue,
Maintenant vu d'en haut même la lune à plus d'océan.
Les continents partent à la dérive sous cet épais nuage blanc,
Faut pas se voilé vu du sol tout est gris et fumées
Tout est froid et figé,
"Tiens ma chérie!" une autre rose déracinée.
Croyant faire le bien parfois on perpétue le mauvais.
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 09:10

(196) No Futur

(196) No Futur
Juste larguer ce qui me déplait sur papier,
Encore un pamphlet pour enfler ce monde si laid,
N'arrêtant pas d'osciller entre le pire et le mauvais,
Le monde est noir et pas mauve et... encore moins rose
Je te le dis dans mon couplet en prose ou en versets.
Le vert c'est la couleur de l'espoir
Mais laisse moi rire sans te vexer :
Le vers a t il été volatile? Il s'en est allé,
Plus d'étendues boisées
Justes des études qui voient s'effondrer la nature à nos pieds.
Nu pied on fonce vers notre avenir
Marchant sur des braises je me demande combien de temps on va tenir.
J'en ai mare je vais bientôt quitter le navire,
Je me navre ivre sur papier
J'aimerai voir mon cadavre vivre,
Mais je vire cette lettre amère
Dans une bouteille de verre que j'ai vidée à l'envers,
J'ai envie des hauts mais je me contente de la débâcle,
Au delà du bac j'ai fait mes classes
Mais laisse tomber mon art est une affaire classée
S'en suit une impasse,
Réceptionner des passes est ce que j'aimais,
En faire un métier c'est pas que je m'en lasse
Mais c'est dur de respirer quand on te maintient en dessous de la surface.
J'ai voulu enseigner dans mon apnée
Mais la encore mon souffle s'estompe et me laisse tomber.
Je n'ai pas d'autre atout dans la vie je te l'ai déjà dit
Le rap et le sport m'ont choisit
Je ne sais dans quoi persister.
Je perds systématiquement quand l'espoir m'a quitté
Mais j'ai une revanche à prendre
Un engagement à défendre et je vais m'en acquitter,
Dans l'écriture j'ai une certaine acuité,
Et côté en foot us je pourrai toujours percer
Surtout que j'en connais alors je me ferais écouter,
Nous sommes pas foutu-S ! Phil et L.i.h.P.
J'y arriverai c'est écrit et signé Phil et LihP
Je ne vais pas cracher sur ma feuille,
L'encre vient jurer,
La larme de rage à l'oeil je suerai
Je me bâterai mais jamais je ne sucerai
C'est ça mon but devenir fort et vrai
Si j'échoue je me virerai.
Vie réduite à un sport c'est toujours mieux que de s'attacher
À des illusions condamnées comme un mort menotté.
Me montrer n'est pas mon souhait
J'irai faire du slam si je le peux
Et pas qu'un peu mon dieu comme je l'insulterai
De 200 texte je passerai à un millier
Pour que chaque moment que j'ai vécu chaque pensée soit immortalisée
J'aurai le plus gros des poignets
La masturbation... de mon stylo serait la cause,
Du bonheur dans mes couplets serait l'effet
Je dis n'importe quoi dans ce coupler !
Sourit devant ce texte si laid avant de la calciner
En ces temps il fait froid au moins je t'aurai donné une idée pour te réchauffer
Je suis une lumière et je brûle tout entier,
Même si 'est pas comme ça que je le voyais...
Ah c'est bon, on va pas chipoter !
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 08:40

(195) Lettre de conscience

(195) Lettre de conscience
Cri strident d'une voix nostalgique
Me disant d'abuser d'antalgique
Pour avoir tâché gâché des heures magiques.
J'ai demandé à la Lune mais elle ne m'a pas répondu,
J'en ai parlé à ma plume et je me suis répandu.
C'est une prise de conscience
Que je fais sur cette lettre de regret
Dans le silence t'as lu les méandres de mes plaies;
Pris de regret sur cette lettre de conscience
J'épouse le passé et place mes faits en premier.
Je me remets en question :
La remise n'était pas une solution.
A force d'accélérer le Flow il finit par déraper !
C'est ma faute je l'avais éphilé.
Foulé fané, fou, laid,
Fade... n'est pas le bon mot !
Trop salé pour que ça puisse cicatriser;
FloW rance depuis mon acte imparfait.
Même si ça se conjugue, je préférais au pluriel
Maintenant le fiel me subjugue jusqu'a la jugulaire ou aux glaire...
Je manque de vocabulaire,
Ça semble patibulaire quand je crache mes vers
Mais je m'accroche sur mon cou.
Tout ça pour repenser qu'en une poussée
J'ai repassé 2 années en arrière,
Demain est si loin
Mais ce qu'on a fait reste si bien...attaché
Que même si les mains sont lâchées
Des secrets sont ressassés.
Dans ces quelques lignes je m'excuse,
M'en détourner je refuse.
Avoir gâché la beauté de la vie
En quelque choix déplacés d'un abrutit !
Je m'excuse du fond de mon coeur troué,
Rongé par mes larmes de regret.
Obliger de me cacher sous la lueur de la lune,
En parler par la fureur de ma plume,
Trop de hontes me hantent, me mentent et remontrent mes actions...
Me tentent... même en introspection
Je vois l'addiction que j'ai pour cette fiction...
Un peu trop réelle,
Elle est un peu droguée elle
Et moi aussi, mais mon esprit est trop pris.
Je paye le prix de mes actes et rit de mon tact
Mais la facture est loin de ma blessure,
Je suis sincère dans ma cure,
J'essai de paraître dur
Mais la pluie sur ma joue trahi mon futur.
Comment est le jour prochain,
Quel monde pour demain si l'amour est en déclin.
Mon texte s'éteint, la haine déteint.
Pourquoi ça viendrait de moi,
3 ou 6 mois
Je t'ai offert la possibilité de connaître l'amour à mes côtés.
T'as trouvé ça fabuleux t'as voulu continuer à vivre le bonheur et aimer...
Et... mais ce n'était pas ça, t'as du te tromper!
Lui n'est pas moi maintenant c'est brisé,
J'en suis attristé et tu peux le réparer.
Je m'enflamme dans mon slam et réclame la paix
Mais quand je calcule mes larmes je demande qu'on paye
Pour tout cet espoir coupé !
Poupée le vent en poupe
Ne met pas tes voiles en torche, t'as trop douté,
Trop d'écorches chez ce corps,
Le coup du sort a frappé,
Dans mon effort je viens rapper...
C'est pas mon tort je veux frapper,
Par la raison je me fais happer.
C'est de ma faute si elle est passée
Du passé au mauvais côté !
Désolé ! Désolé !

# Posté le dimanche 19 août 2007 09:51

Modifié le dimanche 19 août 2007 10:54

(194) Les larmes de ce monde

(194) Les larmes de ce monde
Les larmes de ce monde...
Sont les drames d'un père qui ne peut surmonter sa galère
Obliger, pour ses enfants, de tout donner à son ex, leur mère.

Les larmes de ce monde...
Tombent dans ces mers les polluants à chaque seconde,
Secondent les lois de la nature
Mais la rend moins féconde et tuent le futur.

Les larmes de ce monde...
Sont les éclats d'une balle qui entre dans le coeur d'un homme et l'empale,
On l'emballe et les familles pleurent ce drame immonde...

Les larmes de ce monde...
Sont les salaires des travailleurs clandestins,
Ils tombent dans les mains mais passe entre les doigts,
Que reste-t-il pour le lendemain. Quel avenir ils voient ?

Les larmes de ce monde sont immondes
Mais les larmes de ce monde on les voit.

Les larmes de ce monde on les boit !
Les larmes de ce monde on les fait !
Elles s'évaporent et laisse seul du sel sur les plaies;
Les pores transpirent mais rien n'est pire que ces larmes qui m'effrayent.

Les larmes de ce monde...
Sont les traits que cet adolescent se fait sur ces poignets,
Simple témoin d'un amour incandescent sans effet.

Les larmes de ce monde sont des faits, des défauts, des frais.
Les larmes de ce monde coulent à flots.

Les larmes de ce monde sont des barreaux,
Les larmes de ce monde sont les armes du bourreau.

Les larmes de ce monde sont dans nos veines,
C'est ce pu qui étouffe notre santé et amène la peine.

Les larmes de ce monde sont les flammes du FN.

Les larmes de ce monde...
Sont ces textes d'un slameur qui cherche un prétexte pour prétendre que le monde est noir,
Sans saveur et que les gens sont perdu à jamais dans ce brouillard.

Les larmes de ce monde sont les vérités transmises par l'ironie de ce clochard bourré.

Les larmes de ce monde...
Sont ces pierres que piétinent les croyants pour aller faire la prière
Qu'un jour ils verront les dirigeants faire le bien sur terre.

Les larmes de ce monde...
Sont ces même pierres qui atterrissent sur des chars
En attendant la décharge et le tonnerre.

Les larmes de ce monde sont ces croix quelles qu'elles soient.

Les larmes de ce monde tombent même quand on y croit.

Les larmes de ce monde sont la foi
D'un cancéreux à qui on annonce la mort pour la première fois.

Les larmes de ce monde sont mes larmes et les tiennes,
Les larmes de ce monde sont de la joie et des peines.
Les larmes de ce monde sont trop acides et aigre pour me faire croire qu'elles sont saines.

Les larmes de ce monde brillent mais ce n'est qu'une façade.

Les larmes de ce monde sont les palissades
Entre les peuples jusque dans les ambassades.

Les larmes de ce monde sont ces soupirs
Quand on parle des drames du monde jusqu'a en mourir.

Les larmes de ce monde sont ces cordes qui conduisent dans la tombe.

Les larmes de ce monde sont ces drogues
Qui au fil du temps se tissent et deviennent cordes.

Les larmes de ce monde sont les ordres de l'armée
Visant le marché d'un peuple alarmé.

Les larmes de ce monde sont les armes de ce monde.

Les larmes de ce monde sont les encres sur papier
Signant la destruction de forêt.

Les larmes de ce monde sont les trous dans la couche d'ozone.

Les larmes de ce monde sont dans les tubes à essai
Puis dans les chromosomes.

Les larmes de ce monde sont ces tâches de stylo
Qui tombe sans prévenir dans mes idéaux.

Les larmes de ce monde sont zéro

Les larmes de ce monde...
Sont devenues sèches le temps d'une seconde de pure détresse,
Le mal crèche et crache ses flammes dans mon âme
Brûle mon coeur et l'eau dans mon corps s'évapore par mes pores
Puis je repleure quand mon coeur se glace de peur.
Pendant ce temps tu prends le relais,
J'ai beau ne plus en parler les larmes de ce monde ne finissent pas de couler,
La planète bleue est entrain de chialer,
Même si la lune lui tourne autour elle est entrain de s'éloigner.

Les larmes de ce monde sont mes pensées,
Les larmes de ce monde sont ma réalité,
En vérité, en chacun une goutte naît...
Les larmes de ce monde m'ont débordé.

# Posté le dimanche 19 août 2007 09:50

Modifié le dimanche 19 août 2007 11:30

(193) Jalousie radioactive

(193) Jalousie radioactive
J'ai loosé ma vie, je la voyais active,
Maintenant j'écoute celle des autres à la radio,
Je reste en rade me vautre dans mon radeau,
Cette jalousie radioactive m'a donné le cancer
Je me sens ivre dans cette ive quand sert...
Le diable à ma table.
Jalousie : je trouve ce mot détestable,
La courtoisie est instable
J'insiste sur les sentiments passés
Je sens qu'il ment : tout est tassé
Je voudrai me casser passer à autre chose.
Faut arrêter de ressasser et voir la vie en rose.
Dans le noir je la vois en prose.
Je me plante l'épine du coeur
Et sans douleur je saigne !
Quelle erreur !
L'horreur vient après
Quand je loue le bonheur
Le jaloux me suit de près.
Je me suis épris de ces chaînes
Mais m'échine me déchaîne pour les scier.
Si on reste unis ce n'est
Que par une substance collante qui s'endurcie;
Entre la poisse et la crasse je reste active,
Cette souffrance me grise
J'étouffe ! La douleur me lance je me sens incomprise
Quand je suis seule victime d'une jalousie radioactive.
Esseulée, je sollicite ma feuille de papier sans prier.
Dieu m'abandonne et donne tout pour l'autre,
Entouré d'apôtres, Judas me pousse à la faute.
J'explose à grosses doses et ose me soulever,
J'alterne la joie et la peine pour l'enlever.
Cette relation subalterne
Altère mon devenir terne;
Et venir en aide à mon âme est la chance de ce répit.
Même au paradis, les nuages me rappellent par leurs ombres
Que le blanc peut virer au noir en une seconde.
Je ne parle pas d'épiderme
Mais sur mon papier blême j'explique mes problèmes
Loin d'être pro, j'applique ma réplique typique
D'une jalousie pathétique, radio...Active
Aussi redoutable que le redoutable et ses ogives.
Les faits sont connus mais pas intéressants
Entre les vieux dossier et les récent
Ce qui compte c'est d'éradiquer les tourments.
Ma vision est embrumée
Mais l'encre que je fais couler
M'aide à me tenir et ne pas me faire dépasser.
Le self contrôle est mon allié.
Je lis dans mon cahier
Que la détresse compte jouer son rôle plusieurs années
Et sous stress je caresse d'une lame effilée
Les travers de mon corps qui devient ensanglanté
La tension baisse,
Je ne fais plus attention à mes frissons quand il m'agresse
J'ai lâché la laisse du bonheur et pour l'heure
Je ne cesse de compter les 1000 et une gouttes de ma vie effondrée.
Il me faudrait un joker un sauveur
Pour que mon coeur reste ouvert...
Mais au sens figuré.
Défiguré par le lancement de dé de trop
De cet ex fiancé qui de moi s'est approprié,
Je reste accro à ces coups au fond de ma peau
Qui m'amènent peu à peu et un peu trop tôt
À la récidive d'un suicide...
À cause d'une jalousie radioactive.

# Posté le dimanche 19 août 2007 09:49

Modifié le dimanche 19 août 2007 10:09

(192) Se rappeler c'est subir

(192) Se rappeler c'est subir
Texte nostalgique
Synonyme de soumission.
Les analgésiques
N'empêchent pas les frissons ;
Et le son
S'est perdu dans une bande analogique.
Les tensions durent
Lorsque les temps sont durs ;
On essai de rebondir
Mais réfléchir c'est s'enfoncer
Quand on voit le pire pour notre avenir
Semblable à notre passé.
Je veux voir ma mémoire effacé,
Ne sens tu pas mon âme angoissée ?
En quoi ces
Aneries,
Feront de moi un homme qui rit ?
Aucun hommage pour ces conneries,
C'est dommage pour ces mots
Mais faut faire le tri,
Ou plutôt
Un lavage de cerveau
Pour remettre les comptes à zéro,
Une balle dans le crâne ou devenir un héros?
J'essaye de libérer mon stylo sur ce son de piano.
Seul le temps peut cicatriser les blessures
Et bien sur, si t'attrister peu de temps est l'usage,
Passer des années après le naufrage : c'est l'usure !
La fleur de l'âge se fane pour une femme
Et les présages ne sont que le souvenir de messages.
Les mensonges assassinent les songes et les rongent.
Mon coeur sage qui rêvasse
Plonge dans une crevasse remplie de crasse.
Lassé depuis le début ;
Laisser de la paperasse
N'était pas mon but.
Pendu à un lacet, le bras lacéré et l'air d'avoir trop bu
Aurait eu le mérite de stopper mes allu...
À cette époque, pas révolue,
Où je la voyais à chaque coin de rue.

Se rappeler c'est subir,
Écrire m'aide à fuir,
Rapper, pour affronter les souvenirs
Et voir son devenir dispensé des soupirs.
Effacer les sourires dispersés sur ma peau de jeune essoufflé,
Quitter ces pensées, en finir.
La douleur dans mon coeur est en train de pourrir.
Se rappeler c'est subir...
Se rappeler c'est subir...

Je vis dans le passé
Et ce que j'ai vu est très vite passé.
C'est pas sain de s'dire qu'on a loupé sa jeunesse,
C'est pas ça ? Alors ce doit être la genèse.
Je n'ai plus de gène à parler de l'amour et la haine
Puisque ce sont des gènes sur des chromosomes dupliqués.
J'ai du appliquer
Du mercurochrome aux zones sensibles de mon cerveau ;
Une électrophorèse a révélé que l'amour et la haine sont au même niveau.
Je n'ai pas trouvé la prothèse qu'il me faut,
Pour protéger mon cortex des assauts.
Mon coeur fait des bonds quand je la vois
Et je passe pour un sot quand j'y crois.
Je croise les doigts sans faire exprès,
Mon destin est aussi droit que mes os cassés.
...
Mes amis essayent de m'aider mais aucun sait.
Je reste solitaire sans opiacés.
Seul face au mystère du passé.
Solidaire avec Lucifer depuis que c'est mes pensées.
Le mal par le mal c'est mon pansement.
Si parfois je parle mal ce n'est qu'un pincement :
Le mauvais placement d'une âme dans mon sang,
Le mauvais placement d'une lame dans mon sang.
Je souffre comme un rat pelé dans un coin,
Loin du roi pelé le brésilien,
Aucun admirateur me retient.
Seul mon écriture vient me rappeler,
Que la feuille pleine de rature peut m'aider
À rayer la haine ou la mettre de côté,
En la transformant en tristesse
Et autres énergies à canaliser.
A force de les brûler, j'arriverai
À détruire la source de ce stress,
Et tirer un trait sur le passé ;
Ne plus se retourner
Pour ne plus souffrir car...

Se rappeler c'est subir,
Écrire m'aide à fuir,
Rapper, pour affronter les souvenirs
Et voir son devenir dispensé des soupirs.
Effacer les sourires dispersés sur ma peau de jeune essoufflé,
Quitter ces pensées, en finir.
La douleur dans mon coeur est en train de pourrir.
Se rappeler c'est subir...
Se rappeler c'est subir...


L'amour fait partie de mon passé,
Il ne reste que l'amitié et un humour controversé.
Ma prose avait disparue,
Je l'avais renversée.
Sur ce verset,
Je viens inversé,
L'animadversion, que j'ai
Pour le bon côté.
J'ai oublié qui il était,
J'en subirais les conséquences.
Le fait d'assumer m'a assommé,
J'aurai préféré un retrait de mémoire
Mais, moi, dans le noir,
Je n'ai fait qu'apprendre à survivre avec ce qui m'entourait.
Sans espoir, ça ne me dérange pas de ne plus rien savoir.
Ivre de regrets,
Enlevez moi cet ulcère à l'estomac,
Cette cirrhose au foie,
Cette tumeur au cerveau,
Je l'appelle, mot pour mot,
"Souvenir du passé"
Remplissant mon poumons encrassé ;
Tout y passe et
Je distingue plus le bon du mauvais,
Ce qui compte c'est juste les effets.
Tout le monde ment pour cacher ses sentiments.
Je n'ai plus besoin de sécher mes larmes,
Elles se sont suicidées en tombant.
Je serais content de savoir me mentir à moi-même,
Je me dirai "ça va, je n'ai aucun problème".
Une peau blême et quelques bleus,
Parfois du blues dans mes yeux,
Des blouses blanches me demandent ce que je veux,
La douleur ne me rend heureux.
Je ris de folie,
Ça m'évite de mourir;
Le monde est si joli...
Enfin...
Je me souviens plus bien...
Se rappeler c'est super ?
NON !
Se rappeler c'est subir !

# Posté le dimanche 19 août 2007 09:49

(191) Monde de mer...

(191) Monde de mer...
Rétrospective d'une ive antérieur
Ivre de sentiments destructeurs
De saut d'humeur à l'heure
Où l'amour meurt dans le sang
Où les larmes se gorgent de regret
Où les degrés augmentent dans la gorge par l'alcool et son effet.
Comment effacer les souvenirs des rires de la reine des damnés
Devenir vampire et goûté à l'infinité,
Je choisirai ce près été 2004
Ou l'amour m'a été volé sans aucun tact.
Un amour adolescent devient immortel et blessant
Laissant de triste séquelles
Je me remémore de ce temps.
Quelle époque,
Ma vie de maintenant est en toc.
Je suis entré dans la cours des miracles
En accrochant mon coeur à une épitaphe,
Maintenant mon âme racle pour trouver un peu d'amour,
Un brin un soupçon une taffe,
Encore un jour de sommeil après des nuits d'éveil,
Encore un tour dans le rond point de ma vie,
Que des impasses ou des sens interdit;
Enfreindre la loi ne me dérange pas
Feindre la foi ça oui,
Alors je mets le frein à main
Tourne le dos à mon destin
Sans ouie je suis la voie qui m'attire vers le fond,
Moi qui voulait m'envoler,
Je me sens perdu dans mes souhaits.
Je cache ce sentiment qui me déplait
Dans l'ironie de cette vie
C'est simple chaque jour elle grandit
Le temps passe et rien ne change vraiment
Je suis toujours LihP le poète aimant... attiré par rien.
Vu que ce que je dis n'est pas obsolète
Je renie mon statut et je reste de marbre devant les abus... de mes amis
Je me sens plus d'être le paladin de la vérité
Depuis 3 années je suis passé du côté obscur,
Il me faudrait une cure :
De l'air et de la lumière :
Laissez moi respirer
Mon état ne cesse d'empirer
Je voulais écrire en transe
Mais mon cerveau en triste état
Me dit que ça ne changera pas,
Je n'essayerai pas l'exta
Même si ma vie frôle la cata,
Mes strophes font partit de mon rêve amorphe
Et mes soupirs sont pires
Que des problèmes de sous... jasant sur mon compte
PHIL signe en plein milieu comme pour revendiquer
Un corps brisé une mine fatigué
Un trouble psychique et des envies dévastées
Un sourire crispé et...
Malgré le vide à perdre une attitude stressée
Une gorge tressée, impossible de rapper,
Je n'y arriverai jamais.
J'ai lu ça ce matin, ça m'a fait marrer,
J'ai déjà entendu ce refrain et en ai vu la fin.
Peu importe maintenant,
Avoir pris la porte était moins courageux que fuir le continent
Par les airs ? J'irai qu'en enfer,
L'instru en boucle exacerbe mes tympans.
Je suis loin des conventions
Trop près des cons et hop contravention
Une autre version
De mon animadversion
Vers l'ordre établis...
Plutôt un bordel dans un établi :
Plein d'outils
Mais rien pour bien les utiliser
Voila comment je vois le monde cette soirée
Un monde noir et pourrit,
Je l'ai dit rien a changé
Les flingues se sont juste un peu plus déchargés
Le sang coulé, les soins donnés, on meurt on naît.
Le temps s'est peut être inversé
Je ne vois pas l'évolution
Je parle pour moi plus que de l'état
Même si ma naissance sera létale
J'aurai vécu deux fois l'amour
"Coeur, rose, pétales..." ouais c'est ça pédale !
Encore et encore dans l'effort
J'avance pour revenir au même point final...
Ment comme tu respires c'est mieux.
En apnée je ne sentirai pas ce monde de mer...
De même je subirai l'agressivité de son assiduité
À vouloir contrer ceux qui cherchent leur jardin d'Eden,
Ils les enchaînent par le dédain à partir en fumée
Voila pourquoi le monde est noir et mes yeux ouverts dans le laid.

# Posté le dimanche 19 août 2007 09:48

Modifié le dimanche 19 août 2007 10:43

(190) L'âme en vrac

(190) L'âme en vrac
Brisons les habitudes,
Sous des habits rudes
Se cache des âmes tendres
Les hameçons au bout du fil qui se tend
Font le même son qu'un éclat dans la chaire tendre.
Entendre le sang sans entendre le coeur
Étendre le corps et éteindre les artères sont les moeurs des gens qui se meurent en tuant,
Tu ris, tu meures, tu mens !
Tumultueux tourments,
Tourne et tourne et rebondis
Petite tête qui n'a plus de prix
Si ce n'est les cris
D'une foule mutine devant une guillotine.
Hier dans l'enfer je vivais ma liberté
Maintenant je sais que le travail forcé sera renforcé,
Forcé de constater cet effet,
L'effort sera plus qu'un essor mais une portée.
Hissons le peuple à la hauteur de sa faute
Pour qu'on puisse s'acquitter de la note
Quitter les nôtres pour élargir l'unité,
L'aire touche à sa fin.
L'air ne satisfait pas ma faim
J'aimerai plonger mes mains mais... l'air de rien,
L'air donne rien!
L'air est humain...
Tout comme l'erreur est humaine !
Puisque les optimistes sont toujours heureux pour demain
Je leur souhaite qu'il fasse du mieux
Pour sauter ce fossé sans fin
Entre le présent et le futur
Je me morfonds encore au fond des refrains
Marquant la suture entre le début et la fin
Pour fixer la rupture entre le mauvais et le bien.
J'écris encore l'âme en vrac,
J'écris vrai quand je craque
D'accord j'ai pris le stylo une fois de trop
Mais la foi que j'ai en ces mots
Dépasse de haut les soi-disant amitiés
D'un monde ingrat sans piété pour l'amour
Mais prêt à piétiner les coeurs sans détours,
Le stylo saigne,
Signe ses phrases se baigne
Dans ces fresques et tombe flasque de paresse sur un point.
Presque un arrêt, plus qu'une pause
Je frise l'infarctus de la prose
Mais je pose encore mes doses de lover... qui ose
Ne plus aimer à l'overdose
Même plus de rose de couleurs
Juste les épines et la douleur
Voila pour l'heure...
Les sentiments s'écoeurent avec horreur
Mais germe une fleur,
L'habitude s'est faite surprendre
Et le sourire au coeur je me lève,
Le réconfort accoure mais court,
Sans recours pour le rattraper
Je reste sans secours pour me soigner,
La corde, haut et court ?
Ho ! Ecoute !
Ne refait les fautes du passé
Alors fonce et
Dans les zones foncées
Tu brilleras par le papier
Mes désirs sont des feux
Faut les nourrir par des voeux,
La dévolution pour une cause est la seule solution
Pour mener à bien la mission je te cause
Et si ce n'est pas au passif
C'est pour que tu ne restes impassible.
Impossible de rendre impossible
Mais ça se saurait si ça pouvait vraiment changer;
Quelque part j'y crois encore
Mais pas quand je glisse le papier dans l'urne
L'ironie du sort
C'est que mon espoir c'est la Lune :
IL TOURNE EN ROND !
Je dérape dans le tournant rond de mes sentiments
Et sans finesse je m'encastre dans un mur en béton.
Laisse moi, laisse tomber,
Laisse moi tomber dans ma fosse
Je rebondirai comme un toast.
J'accuse les mots de mener trop haut mes pensées de démon :
Mort chaos
Triste sort; cachot.
Tristesse; faiblesse.
Peur; pleurs; coeur...
Déchiré, désenchanté.
Noir; faux espoir.
Désespéré !
Je dis sec les mots du dico
Qui dissèquent les séquelles de mes maux :
J'expurge le mal mais ça me rend sensible
Et celui qui règne dan nos crâne imprègne les souvenirs nuisibles.
Illisible sont mes vers,
Sauf peut être après quelque verres.
Ne voit pas en ça le blues d'un homme triste
Mais ne t'attend pas à des rêves,
C'est juste une trêve
Un tract d'une grève,
Un silence dans une chanson,
Un cri perçant dans une vie sans sons.
Le papier devient bleu
Le pape vieux reste blanc,
Croit en Dieu et l'argent à la fois.
Certaines choses sont mobiles d'autres non ma fois
Trop longtemps qu'on porte la croix,
Qu'on passe pour des cibles
Bientôt on va se lâcher avant qu'ils nous criblent,
J'aspire à la liberté
Mais loin est le temps où je respirai,
J'ai bonne mémoire et en fait :
Je n'ai jamais goûté !
Voit de l'autre côté du miroir, ma tête,
Regarde bien mon reflet
Mon coeur est peint, mais pas de noir,
Un arc en ciel s'est logé au coeur de mon corps
La flèche de cupidon à jeter son sort
Et me voila sourd, aveugle :
L'amour est une infime idée
Qui causes les infirmités,
J'épouse son pou
Qui m'impose des délires de fou.
Cela faisait longtemps en fait !
16 mai c'est jour de fête :
De l'amour je pars en quête !

# Posté le dimanche 19 août 2007 09:48

Modifié le dimanche 19 août 2007 10:26